Les défis sportifs

Mon combat, ma renaissance


Je suis sorti victorieux de mon combat contre le cancer grâce à une combinaison déterminante : une équipe médicale exceptionnelle qui m’a soutenu à chaque étape, et une volonté farouche de me reconstruire via le sport. À l’époque, le sport n’était qu’un début — la seule chose que j'avais — mais il est rapidement devenu ma bouée, mon moteur, ma renaissance. J’ai commencé à faire du sport à 33 ans, bien plus tard que la plupart des gens, mais ce choix a changé ma vie.

Ce combat que j’ai traversé m’a donné une seconde naissance. Il m’a ouvert les yeux sur ce qui compte vraiment : la persévérance, l’espoir et une mission à accomplir. Ce n’était pas simplement me soigner, c’était me redonner une identité, une force intérieure, une raison de me lever chaque matin avec un objectif.



Aujourd’hui, ma mission est claire : à travers mes défis sportifs, je veux (re)donner de l’espoir à tous mes camarades de combat, à ceux qui se battent encore contre cette m*rde. Je veux être là pour insuffler ce second souffle, cette énergie qui permet de replacer un genou à terre, de serrer les poings et de repartir au combat avec plus de conviction qu’avant.

Évidemment, cette saleté de maladie ne se développe pas toujours à la même vitesse, ni dans les mêmes conditions. Les hauts et les bas font partie du chemin. Mais une chose est sûre : on ne lâche rien. Garder le moral, garder le sourire — même quand c’est difficile — fait partie intégrante du combat. Et ce n’est pas de la naïveté : c’est une arme.

Si tu traverses toi aussi cette épreuve, si tu as besoin d’un mot d’encouragement, d’échanger, ou si tu as envie de relever un défi sportif à mes côtés, je suis là pour toi.

👉 Contacte-moi, que ce soit par SMS ou via le formulaire de contact du site, pour que l’on puisse se caler un appel téléphonique et discuter de tout ça, à ton rythme.


Mon 1er défi sportif - Défi Loire


L’objectif était clair : rallier l’I.C.O de Nantes et Angers en autonomie totale.
L’aller en marchant et en courant, le retour à vélo. Un défi symbolique, fort de sens, sur ces terres qui m’ont accompagné dans mon combat.

En janvier 2025, je me lance le long de la Loire.

Les températures sont négatives. Le froid mord, saisit, ralentit… mais il devient aussi un moteur : rester en mouvement pour ne pas finir en stalactite. Chaque pas est une lutte contre le froid, contre la fatigue, mais surtout une preuve que je suis vivant et debout.

L’itinéraire initial, prévu au plus près de la Loire, doit être modifié à cause des inondations. L’imprévu fait partie du jeu. Il oblige à s’adapter, à contourner, à persévérer. Comme dans la maladie, finalement.

Sans assistance, je pars seul dans cette aventure.
Mais seul ne veut pas dire isolé.

La première nuit, je la passe en chambre d’hôte à Oudon (44). Un moment de pause, de chaleur humaine, presque hors du temps.
La deuxième nuit, je suis accueilli chez l’habitant, à La Chapelle Saint Sauveur.

Et tout au long du parcours, la solidarité est bien présente.

Chez l’habitant, comme avec les gars du service technique d’une des communes traversées, ou encore avec les patrons, les serveuses et les clients du café de mon dernier arrêt pour prendre une boisson chaude… chacun y va de son conseil, de son plan improvisé, de son itinéraire « sur mesure » pour m’éviter les zones inondées et les pieds trempés.

Ces gestes simples ont une valeur immense.
Ils réchauffent autant que le café.
Ils portent autant que les jambes.

En trois jours, je parcours 130 kilomètres à pied.
Un exploit personnel immense quand je repense qu’avant le cancer, je courais seulement 10 kilomètres. La distance n’est pas seulement géographique, elle est aussi symbolique : elle mesure le chemin parcouru depuis les jours les plus sombres.

Le défi est réalisé à moitié : le retour à vélo n’a pas pu se faire. Trop risqué. L’épuisement accumulé à l’aller, combiné au fait que le trajet retour aurait été exclusivement sur route, m’a obligé à prendre une décision raisonnable.

Pour une fois, j’ai réfléchi 😁

Mais ce n’est que partie remise. Je le referai, à une période plus favorable.

Parce que l’important n’est pas seulement d’atteindre l’objectif,
c’est de continuer à avancer.

Et surtout… de se rappeler que, même dans l’effort solitaire, la solidarité n’est jamais loin.

Des bisous à toutes les personnes que j’ai croisées sur ce chemin.
Des bisous.

💪 On ne lâche rien.


Mon 2ème défi sportif - Défi Loire Acte 2 : Aller au bout


Frustré de n’avoir réalisé que la moitié de mon premier défi — même si, pour moi, c’était déjà un immense exploit — je savais que je ne pouvais pas en rester là.

En mai, je décide donc de repartir. Cette fois, pas question de faire les choses à moitié.

Bon… comme je ne réfléchis pas toujours avant d’agir 🤔
J’ai quand même pris le temps de discuter avec mon cerveau. Et nous sommes tombés d’accord :
En janvier, je n’avais pas fait 100 %.
Alors cette fois, ce serait encore plus intense.

 

Même trajet. Aller en vélo jusqu’à l’I.C.O. Retour en course et en marche.
Et, parce que sinon ce ne serait pas drôle, repartir ensuite en course et marche pour récupérer mon vélo… et rentrer à la maison.

Le soleil est au rendez-vous. Ma poisse aussi 😭

Je réalise 120 km de vélo jusqu’à l’I.C.O.
Mais avant même la fin, je me blesse. Sur le moment, je minimise. Ce n’est que le lendemain que je comprends que la blessure est plus sérieuse que je ne le pensais.

Je prends quand même le chemin du retour.
J’alterne course et marche… jusqu’au moment où la marche devient mon seul moyen d’avancer.

Arrêt en pharmacie. Achat d’une genouillère. Je repars.

La nuit tombe.
Les moustiques et les moucherons, omniprésents le long de la Loire, deviennent insupportables. J’essaie de m’éloigner en prenant des chemins parallèles… mais à chaque fois, je finis par revenir au bord du fleuve.

La douleur est toujours là. Persistante.
Alors, épuisé et très énervé contre moi-même, je prends une décision difficile : je fais de l’auto-stop.

Et pourtant… Ce moment de faiblesse va se transformer en moment d’humanité.

Trois fois, des personnes s’arrêtent. Trois belles rencontres.
Trois élans de générosité qui viennent illuminer cette fin de parcours compliquée.

On me dépose à environ 3 kilomètres de chez moi. Mais l’épuisement est total.
Je dois marcher le long de la route… et je me retrouve à tourner en rond dans les lotissements, incapable de garder un cap clair.

Puis enfin… j’arrive chez moi.

Quelques jours plus tard, je demande à un ami de me déposer à l’I.C.O pour aller récupérer mon vélo à Angers.
Après quelques kilomètres seulement, la douleur revient, plus forte. Cette fois, je me résigne.
Je rentre chez moi. À pied.

Ce défi ne s’est pas terminé comme je l’avais imaginé.
Mais il n’est pas abandonné.

Je recommencerai. L’un et l’autre seront validés.

Parce qu’au fond, ce n’est pas l’échec qui définit le combat. C’est la capacité à revenir plus fort.

💪 On ne lâche rien.


Mon 3ème défi sportif - Défi Loire Acte 3


Le 31 mai 2026, une nouvelle aventure commencera.
Un nouveau défi. Une nouvelle étape dans ce chemin que je construis depuis ma victoire contre le cancer.

Toujours avec le même objectif symbolique : rallier l’I.C.O de Saint-Herblain à celui d’Angers.
Deux lieux profondément liés à mon histoire, à mon combat, à ma reconstruction.

Ce troisième défi sera une nouvelle occasion de repousser mes limites, mais surtout de transmettre un message : peu importe les obstacles, les douleurs, les doutes ou les moments de fatigue… il faut continuer d’avancer.

 

Chaque kilomètre parcouru aura une signification particulière.
Pour moi, évidemment.
Mais aussi pour toutes les personnes qui traversent la maladie, pour leurs proches, et pour tous ceux qui ont besoin d’un peu d’espoir dans les moments difficiles.

Ce défi, ce n’est pas seulement du sport.
C’est une façon de montrer que le corps peut renaître, que le mental peut se reconstruire, et qu’après les tempêtes, il est encore possible de se fixer des objectifs qui paraissaient autrefois impossibles.

Comme toujours, l’aventure se fera avec simplicité, détermination… et probablement quelques imprévus 😁
Mais une chose est certaine : je prendrai le départ avec l’envie de donner le meilleur de moi-même et de porter haut ce message qui m’accompagne depuis le début :

💪 On ne lâche rien.


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